L’EDUCATION ET LA SOCIÉTÉ.

Chapitre 3

3.1) LA FAMILLE ET L’ÉCOLE :

À la suite de la pédagogie noire, nous avons pu constater l’essor de l’éducation nouvelle. Montaigne disait : « l’enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume »2(*). Les théories de Rousseau influencèrent ce courant de pensée et furent mise en application par Pestalozzi, suivi par de nombreux pédagogues et humanistes, tels que Célestin Freinet, Ovide Decroly, Maria Montessori, entres autres, la liste étant très longue et non exhaustive.

Certaines pratiques de l’éducation nouvelle ont néanmoins été généralisées, en particulier celles visant à un apprentissage à partir du réel. Classes vertes, travaux manuels comme éducation artistique sont maintenant monnaie courante, surtout dans l’enseignement primaire.

De 1930 à 1950, l’école et la famille représentent deux sphères éducatives cloisonnées et indépendantes. A la famille revient l’éducation et la transmission des valeurs, et l’école oeuvre à l’instruction et la transmission du savoir. A partir des années 50, leurs missions respectives s’élargissent mais les deux pôles éducatifs restent relativement éloignés l’un de l’autre. Les parents ont un rôle de soutien et de contrôle du travail, des résultats ; ils signent les bulletins et contribuent à l’éducation scolaire. C’est le début d’un partenariat école/famille. Mais il faudra attendre les années 1970-1980 avant que les parents franchissent les portes de l’école, que de vrais échanges aient lieu et que chacun devienne acteur complémentaire dans l’éducation tant à l’école qu’à la maison.

Nous pourrions envisager cela comme une côté positif autant pour les enseignants, pour les élèves que pour les parents. En effet, ceci peut permettre une meilleure corrélation entre le savoir transmis en famille et celui appris à l’école.

Mais nous pouvons également constater que ces relations ne se font pas toujours dans une logique de simplicité et d’accompagnement de l’enfant. Certains parents sont susceptibles d’intervenir inconsciemment de manière nocive autant pour l’enfant que pour l’enseignant. Leur but premier est de protéger leur enfant contre toute forme de discrimination, mais ceci interpelle le fait que leur enfant fait partie d’une autre communauté que la leur, l’école. L’institution doit travailler selon certaines règles, certains principes permettant que chaque enfant ait droit à une place, au respect, mais également établissant que celui-ci se doive de respecter les autres et le fonctionnement de l’école.

Ces règles, nécessaires à la vie en collectivité, peuvent parfois être dérangeantes ou/et contraignantes pour certaines personnes. Ils se sentent en effet lésé, contraint, parfois même écrasé par ces règles. L’enfant rentre de l’école avec une sanction, un mot dans son journal de classe, et déclare à ses parents qu’il n’est pas responsable, que c’est le professeur qui exagère ou que ce n’est pas juste par exemple. Pour de nombreux parents, la confiance en son enfant est devenue quelque chose de très central, et ne dit-on pas : « la vérité sort de la bouche des enfants ». Ce qui les conduit à agir dans l’intérêt de leur enfant : du moins de leur point de vue personnel. Les parents, ayant le sentiment que leur enfant n’est pas épanoui à l’école, ou qu’il est brimé par un instituteur, interviennent en allant voir l’instituteur ou la direction.

Mais dans une telle intervention, les enseignants eux-mêmes se sentent également contraints. Comment peuvent-ils faire pour garder une certaine autorité sur leurs élèves si les parents défendent continuellement l’enfant aveuglément, ne voyant que le bon côté de leur progéniture, refusant d’admettre qu’il peut ne pas avoir un comportement admissible dans la communauté, que la parole de l’enfant n’est pas forcément la vérité ou bien pire, que leur propre chair se permette de les manipuler grâce à son regard d’ange.

Le rapprochement entre l’école et la famille pourrait être positif si l’on se basait uniquement sur le vrai intérêt de l’enfant sans se laisser leurrer par les charmes naturels de l’enfance. Mais il faudrait pour cela que chacun respecte le travail mené par l’autre, tout en acceptant qu’il peut toujours y avoir des bévues, des erreurs autant de la part des enseignants, de l’élève que des parents. Et plutôt que de sauter sur la moindre occasion en se sentant persécuté, ou manipulé, essayer d’analyser la situation en retenant toutes les possibilités et en gardant à l’esprit que les erreurs permettent d’avancer, de construire des relations et qu’elles donnent à l’enfant une possibilité de découvrir la réalité de sa sociabilisation.

En effet, la protection des parents (et de la société) est telle que l’enfant se croit parfois invulnérable, intouchable, et qu’il ne peut rien arriver de contraire à son désir puisqu’il est au centre du désir de ses parents, de la protection de la société et en parallèle, l’enfant est parfaitement conscient de tout ce qui l’entoure, que ce soit l’amour familial que les lois en sa faveur.

Du temps de nos grands parents et de nos parents (pour certains), les enfants étaient considérés comme assez grands pour travailler vers 12 ou 13 ans, même avant d’ailleurs. Pour ceux qui avaient la chance de pouvoir continuer l’école, ils allaient en général jusqu’au certificat d’études, généralement obtenu à 13 ou 14 ans, puis ils entraient dans la vie active. Beaucoup d’enfants dont les parents ne pouvaient assumer ses études, partaient travailler dans les champs, ou à l’usine, pour permettre une rentrée financière à la maison familiale.

De nos jours, l’école est obligatoire jusque 18 ans. Ceci est une bonne chose si on tient compte de l’importance de la culture générale pour la sociabilisation des êtres humains. Les enfants peuvent apprendre, par le biais de l’école, un métier, une option qui leur sera utile en tant qu’adulte plus tard. Malheureusement, tous les enfants ne peuvent pas se permettre d’aller si loin dans leurs études. Certains n’en ont pas les capacités intellectuelles, d’autres n’en ont pas les moyens financiers. Car, quoi qu’on en dise, l’école coûte cher même si des aides existent.

Ce qui pose problème à l’heure actuelle, ce n’est pas tellement cette obligation, mais surtout la catégorisation des enfants selon leur voie scolaire. Il y a la voie générale, qui est très importante, mais qui ne donne que des diplômes sans expériences précises avant plusieurs années d’études. Il y a ensuite la section technique, dans laquelle se situe un mélange entre l’apprentissage manuel et la voie générale, nécessitant de manière égale de la dextérité intellectuelle et manuelle. Pour les jeunes ne pouvant accéder aux études généralisées ou techniques, quel que soit le déficit (intellectuel ou financier), nous avons dans nos écoles la section professionnelle. Celle-ci leur permet d’apprendre directement un métier manuel et ainsi ils peuvent sortir de l’école avec un diplôme, une formation et une expérience acquise par les différents stages effectués au cours des années d’apprentissage.

Mais nous nous trouvons actuellement confronté à un double sens de cette voie : quand nous sommes face à un enfant difficile, turbulent, ne souhaitant pas apprendre à l’école, même s’il en a les capacités, la direction scolaire et la famille de ce jeune vont préférer l’orienter vers le cursus professionnel. Ainsi nous pouvons retrouver dans cette section un nombre important de jeunes désorientés, démotivés, en rupture avec la société et l’autorité. Ces derniers ayant été « placés » là sans en être consentant ou sans y trouver leur intérêt, ne s’appliqueront pas à leur tâche, mais ont de grande chance de continuer à défier la société, l’école et leur famille en se rebellant.

De ce fait, nous retrouvons dans le cursus professionnel une plus grande partie de jeunes « casés » que de jeunes ayant choisi une option professionnelle. Au fur et à mesure des années, ce cursus est régulièrement associé à un dépôt scolaire où l’on case les jeunes en attendant qu’ils aient l’âge légal de quitter l’école. De là s’écoule une catégorisation de cette voie, qui est de plus en plus déqualifiée aux yeux de la société et des futurs employeurs.

La famille de notre génération n’a plus grand-chose en commun avec celle de nos parents et encore moins avec celle de nos grands-parents. Les gens ont dorénavant le choix dans la construction d’une famille : une grossesse désirée ou non, l’union libre qui remplace le mariage, les divorces et les séparations qui sont devenus monnaie courante et de nombreuses familles monoparentales. La place des femmes dans la société a également évoluée : la femme n’est plus la bonne mère de famille et la tenancière du bon ordre dans la maison, elle travaille à l’extérieur autant qu’un homme et participe aux rentrées financières du couple et de la famille.

Ces changements ont contribué à l’augmentation de la différence des classes sociales, et en particulier à l’avancée de la précarité et de l’exclusion.

3.2) LA PRÉCARITÉ ET L’EXCLUSION :

Pierre Bourdieu, sociologue français, dans son ouvrage « La distinction », nous parle des différentes classes sociales. Il différencie deux grands types de classe : la classe dominante, qui inclue les personnes dotée d’un important capital économique et culturel ; et la classe dominé qui regroupe les personnes ayant un faible capital économique et culturel.

Nous pourrions donc insinuer qu’un enfant venant d’une cité HLM a moins de chance, voir aucune chance, de réussir des études supérieures qu’un jeune venant d’un milieu favorisé avec des parents bien intégrés dans la société. Cette étude a démontré ce que beaucoup de personnes pensent quant aux chances de réussir quand vous êtes déjà précarisés.

« Le passage d’une société industrielle à une société de services, la mondialisation de l’économie, l’apparition de grandes mégapoles, le chômage et la ghettoïsation de certaines catégories de populations dans les quartiers, l’échec de l’intégration ont vu progresser côte à côte la montée de la précarité et l’isolement : verticalisation de l’habitat, éloignement géographique des familles, solitude, précarisation de l’emploi.

L’exclusion est ce sentiment de solitude, unique dans l’histoire de l’humanité, qui se surajoute à la dévalorisation des personnes induite par la précarité et qui se transmet des parents aux enfants. Certains adolescents voient plusieurs générations au chômage, leurs parents et leurs grands-parents. Du fond de leur quartier ils se sentent exclus de la société active, perdent confiance en eux et savent qu’il y a peu d’espoir de réaliser leurs rêves. À l’adolescence, l’environnement socioéconomique, les éventuels dysfonctionnements familiaux aggravent la précarité et renforcent le mal-être et la mauvaise estime de soi.

Les métamorphoses de la famille et l’instabilité des liens affectifs dans les nouvelles constellations familiales. Les rôles de chacun ont connu des évolutions radicales. Les parcours de vie de beaucoup d’enfants et d’adolescents sont rythmés par des ruptures. Augmentation des divorces, des séparations, recompositions familiales plus ou moins stables et fréquentes conduisent l’enfant, certes à nouer avec des tiers des liens de qualité qu’il convient de préserver mais, à l’inverse, peuvent aussi le conduire à subir péniblement les choix de vie des adultes.

La société n’a pas été préparée à penser ces bouleversements, elle les supporte plus qu’elle ne les accompagne. Certaines recompositions familiales s’avèrent fragiles, l’enfant peut avoir des difficultés à se situer dans ces nouvelles configurations. De tels changements bouleversent naturellement les repères des enfants mais ils sont mieux supportés lorsqu’ils sont bien accompagnés ». 3(*)

Quand on consulte l’histoire de la civilisation, nous constatons qu’il y a toujours eu un décalage entre les classes dominantes et dominées. Autrefois, nous avions les nobles et les paysans qui représentaient les différentes classes sociales. De nos jours, nous avons d’un côté une haute société avec une place dominante, une classe moyenne qui recherche un certain équilibre de vie et une classe dominée qui survit en fonction des aléas de la vie.

Comment espérer que les jeunes issus de milieu défavorisé puissent avoir l’envie et le goût de se battre pour s’en sortir quand on constate qu’ils possèdent peu de chance de pouvoir prendre une trajectoire individuelle par rapport à leur trajectoire modale prédéfinie ? Bien entendu, il existe de nombreuses aides pour ces jeunes, mais celles-ci ont des difficultés à s’établir et surtout à être accepter par une population déjà désoeuvrée. Les bénéficiaires de ces aides considèrent régulièrement que le combat est inégal car rien ne pourra changer leurs conditions de vie et leur catégorisation. Catégorisation venant du fait qu’ils habitent dans des cités défavorisées, qu’ils sont susceptibles de porter des noms étrangers, et qui les classe d’office dans une perception négative. Il suffit, pour en avoir une preuve, de demander à un jeune diplômé issu d’une cité HLM, ainsi qu’à un autre jeune avec le même diplôme mais issu d’un milieu favorisé, de postuler pour le même emploi, dans la même entreprise, d’une certaine importance sociale. Dans une grande majorité des cas, la candidature du jeune favorisé sera la première retenue, sans même avoir prêté une grande attention à celle de l’autre jeune. L’adresse, le nom d’une personne cherchant un emploi, ou même un logement, peuvent être de grands obstacles pour elle dans notre société pourtant dite libre et égale pour tous.

Le jeune issu de sa cité n’était apparemment pas conforme aux exigences de l’employeur, malgré son diplôme et ses capacités intellectuelles et sociales identique à son concurrent. Ces différences nous montrent que nous sommes actuellement à la recherche de normes, qui s’établissent de plus en plus dans nos vies.

3.4) LA RECHERCHE DE LA NORMALITÉ :

La société actuelle pousse vers un certain conformisme. Les citoyens se retrouvent confrontés au problème de la perte de leur propre identité. Nous pouvons constater, à l’heure actuelle, que les progrès de l’humanité ont conduit l’être humain vers une conception inconsciente (pour la plupart des gens) de la personne parfaite.

« La connaissance des capacités du bébé in utero, non seulement à entendre mais à reconnaître les voix et à mémoriser les phrases, dès le cinquième mois de grossesse, a conduit aux Etats-Unis, à la création « d’universités prénatales » dans lesquelles on favorise l’éveil à la musique ou à une langue étrangère. »4(*)

Edwige Antier nous parle, dans son livre, surtout des risques pour les neurones de cette diffusion des informations et des connections biologiques qui serait susceptible de perturber la construction du cerveau du bébé à naître.

Que dire de cette  incroyable découverte ? C’est une grande chance pour les parents, ils peuvent favoriser leur enfant avant même sa naissance. L’enfant aura la chance, d’une manière innée (puisque su avant de naître), d’avoir déjà les notions nécessaire à l’apprentissage d’une langue, par exemple. Il sera donc en avance par rapport à ses futurs petits camarades, et la fierté des parents n’en sera que décuplée.

Mais le choix de lui inculquer, presque de lui « perfuser », une langue étrangère est choisi délibérément par les parents. On conditionne l’enfant à parler telle langue, en plus de sa langue maternelle naturelle (pour ainsi dire).

Pourquoi ne pas imaginer qu’on lui « perfuse » aussi la connaissance du monde, ou des idées personnelles du « programmateur » pour en faire un « autre ». Car inculquer quelque connaissance que ce soit à l’enfant, n’est-ce pas troubler sa conception personnelle ? Le bébé construit son psychisme de part son environnement et son ressenti. Mais qu’adviendra-t-il si tout est conditionné à l’avance pour lui ? Comment pourrait-il construire sa propre personnalité si les bases de sa construction foetale ont été perturbées, voire inculquées, par une autre personne ? Sera-t-il lui-même ou alors sera-t-il une sorte de clone de la personne ayant transmis ses connaissances, ses goûts ? N’y-a-t-il pas une crainte que dans le futur (si ce n’est déjà fait) des spécialistes tentent de créer l’enfant parfait ?

Il y a une relativité entre le « normal » et le « pathologique » par rapport à la nosographie. Avoir un comportement pathologique, c’est avoir un comportement inadapté à la société. Nous sommes actuellement dans une société où l’on traque « l’anormalité ». Dès la naissance de l’enfant, celui-ci doit passer toute une série de test afin de vérifier qu’il est effectivement bien constitué, tant physiquement que mentalement. On recherche l’erreur, une éventuelle défectuosité qui pourrait lui nuire. Mais doit-on se demander à qui pourrait nuire cette « défectuosité » ? En effet, un enfant pourrait tout à fait se construire individuellement même s’il rencontre divers problèmes. Il possède naturellement une grande faculté d’adaptation, il apprend seul, par exemple, face à ses angoisses lors des premiers mois de sa vie, sa mère ne pouvant que lui apporter le réconfort et le soutien qu’il nécessite lors de cette période. Son psychisme lui permet de créer son propre Moi, sa propre perception des choses qui l’entourent.

Si l’on prend en compte que l’on traque le moindre défaut de l’enfant, ceci peut nous mener à penser que l’enfant sera étiqueté dans l’éventualité où les professionnels décèlent quelque chose de dérangeant (par rapport à la norme). En effet, cette prévention de l’anormalité amène à mettre l’enfant dans une case, de lui donner le statut d’enfant déficient par exemple. Nous cherchons à le comprendre, à savoir pourquoi et comment il est devenu comme il est, mais nous ne cherchons pas forcément à savoir ce que lui désire ou ressent de sa propre situation.

La seule chose qui semble retenir l’attention, tant des parents que des professionnels l’entourant, c’est qu’il faut que l’enfant soit le plus possible proche des normes décrétées par une société tout entière afin d’être reconnu comme un être à part entière. Ces normes, je le reconnais, permettre de pouvoir déceler une éventuelle maladie et si possible de la soigner, mais elles peuvent enfermer l’enfant dans une catégorie dont il se peut qu’il ne sortira jamais.

L’enfant risque d’être considéré toute sa vie comme un handicapé, un autiste, un déficient mental et aura beaucoup de difficultés à s’identifier autrement que ce qui lui a été donné comme statut. Il pourrait ne pas réussir à s’épanouir totalement, même si son « problème » pourrait quand même lui permettre d’exister tel qu’il est, comme une personne à part entière, sans empêcher son développement personnel, la construction de sa propre identité.

A travers l’histoire, la société nous a toujours montré une peur de l’étranger, de la différence. La construction et la prolifération d’institutions spécialisées nous en donne un bel exemple. Il est plus simple, et ce depuis la nuit des temps, de cataloguer et de « ranger » les personnes « anormales » dans divers instituts que de les regarder en face, d’accepter les différences entre les personnes, et de s’adapter non pas à elles, mais avec elles à une communauté.

Ceci se retrouve également, et pas seulement dans la prévention du nouveau-né, dans l’éducation des enfants au fur et à mesure de leur développement. Cette recherche de la normalité est également effective quand on éduque un enfant. Cette éducation est basée sur les règles de la société, dont nous dépendons, et sur les valeurs que les parents souhaitent transmettre à leur enfant. Il est nécessaire aux yeux des valeurs fondamentales qui nous entourent de faire le maximum pour que l’enfant puisse s’intégrer dans la société, en accepter les règles et, en quelque sorte, se fondre dans la foule. Dès que l’enfant déroge à ces règles, il est également visé par une « rééducation »

Nous vivons dans une société relativement critique. Comme si la nouvelle tendance était de toujours vérifier que son voisin est bien dans les « normes » !

Un enfant est continuellement sous le regard d’autrui. Que ce soit à la maison, à l’école, dans la rue, etc. Il doit se conduire « comme il faut » sinon il sera jugé, voir classifié comme « sale gosse ». Non seulement lui, mais également sa famille, ses parents en particulier, qui seront classifiés de « mauvais parents, mauvais éducateurs ».

L’être humain ne peut être tel qu’il est, il ne peut plus se ressembler à lui-même puisqu’il doit se conformer aux exigences sociales qui l’entourent.

Nous sommes également évalués par notre entourage par rapport aux vêtements que nous portons, à notre voiture, à l’aspect de notre maison, etc. Comme si le fait d’avoir une belle voiture ou une belle maison pouvait réellement dire qui est la personne, quelles sont ses valeurs morales et ainsi lui attribuer l’étiquette de bon ou mauvais citoyen.

Les exigences de réussite placées sur les épaules d’un adolescent par sa famille, l’école, la société créent de lourdes obligations. Certains parents veulent que leur enfant obtienne le « meilleur » niveau de réussite scolaire, ce qui à leur yeux constitue une assurance pour l’avenir et les soumettent à des pressions intenses. Parmi les professionnels rencontrés, beaucoup d’entre eux soulignent le rôle non négligeable de la pression mise conjointement, dans certains lieux, par la famille et le monde scolaire sur des jeunes fragiles. La crainte de ne pas réussir entraîne chez certains jeunes de la frustration et de la honte qui peuvent exploser dans des comportements violents.

Ces bouleversements familiaux et sociaux ont conduit la société a évolué avec eux, notamment en mettant en oeuvre des aides typiques selon les besoins qui se sont modifiés simultanément.

Publié par Gaston Blaise Ngamako Tcheuko

Je suis, Gaston Blaise Ngamako Tcheuko, originaire de l'ouest Cameroun. Chrétien, je m'identifie mieux en Christ, qu'en n'importe quelle religion quelconque : Laïc, je m'exprime mieux en ces termes. Voilà pourquoi nous avons créé " GBNTfondation.org ", un espace ouvert aux jeunes pour les accompagner et faire d'eux des adultes autonomes et responsables. GBNTfondation n'est rien d'autre que la, Génération Brillante du Navire Terrestre. Une vision nouvelle qui marque la différence ! Ensemble, nous construisons l'avenir et bâtissons une jeunesse proche à la perfection, tout en accompagnant le jeune dans son environnement propre à lui pour lui permettre de mieux s'épanouir et susciter en lui l'envi d'entreprendre par lui-même. * NOS VALEURS : _ Créativité. _ Engagement. _ Confiance. _ Intégrité. Sous ces quatre valeurs, nous bâtissons une jeunesse forte et équilibrée.

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